Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:17

je vais tous les lire si ça continue

commencer par relire ceux que j'ai et que j'avais aimés

chercher les autres aussi

j'aime cette écriture

ces histoires, ces mots, la poésie de tout ça

la douceur

la mélancolie lumineuse (si, ça se peut, lis, tu verras, peut être)

je ne comprends pas tout, c'est fait exprès je crois

il faut imaginer un peu, aller au delà

et comme si, au fond, tout ça me parlait

quelques extraits

comme ça en passant

de ce livre d'Alessandro Baricco

"Celui qui est le premier à voir l'Amérique. Sur chaque bateau il y en a un. Et il ne faut pas croire que c'est le hasard, non... ni même une question de bonne vue, c'est le destin ça. Ces types-là, depuis toujours dans leur vie, ils avaient cet instant là d'écrit. Même tout petits, si tu les regardais dans les yeux, en regardant bien, tu la voyais déjà, l'Amérique, elle était là, prête à bondir, à remonter le long des nerfs ou du sang ou je ne sais quoi, et puis de là au cerveau, puis sur la langue, et puis dans ce cri (il crie), L'AMERIQUE, elle était déjà là, dans ces yeux, ces yeux d'enfants, déjà là toute entière, l'Amérique."

"Ca ne pourra pas continuer longtemps cette histoire", disaient quelque fois les autres à Danny. "Et en plus c'est contre la loi." Mais Danny avait une réponse qui faisait pas un pli : Au cul la loi", il disait. On ne peut plus réellement discuter, à partir de là.

Le dernier soir, on était en train de jouer pour les habituels connards des premières, et le moment de mon solo arriva, je commençai donc à jouer, et après quelques notes j'entends le piano qui s'en vient avec moi, tout bas, avec douceur, mais il jouait avec moi. On continua comme ça tous les deux, et moi, bon Dieu, je jouais du mieux que je pouvais, pas tout à fait Louis Armstrong, mais vraiment je jouais bien, avec Novecento derrière moi qui me suivait partout, comme lui seul savait le faire. Les autres nous ont laissés continuer un petit bout de temps, ma trompette et son piano, pour la dernière fois, à nous dire toutes les choses qu'on peut jamais se dire, avec les mots. Autour de nous les gens continuaient à danser, ils ne s'étaient aperçus de rien, ils ne pouvaient pas 'en apercevoir, ils ne savaient rien de tout ça, ils continuaient à danser comme si de rien n'était. Peut être qu'un type a juste dit à un autre : "T'as vu celui qui est à la trompette, c'est rigolo, il doit être saoul, ou alors il a un grain. regarde-le, celui qui est à la trompette : il joue, et pendant ce temps, il pleure."

Novecento : pianiste

sinon, avec le froid qui revient

je crois que je vais passer un tricot de corps

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture ailleurs
commenter cet article
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 20:55
un livre un jour

j'en ai d'autre dont je veux te parler

celui là est tout frais

il m'a tenu tout l'aprem

je vais filer demain acheter un disque

c'est sûr

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:41
image du jour #70

ces trois-là

un ou deux autres encore

en deux soirées

la poésie des mots

la beauté (oui) de ces objets

l'émotion de se dire que des gens

fabriquent ça

pensent

écrivent

impriment

des vrais gens

pas des machines et des ordinateurs

la beauté encore

rude ou douce

ces objets magiques

les livres

sinon je me suis remise à lire...

Repost 0
Published by mirabelle - dans images lecture
commenter cet article
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 18:05

sont pas forcément si beaux que ça

vivent dans un drôle de monde

sont cruels parfois

se droguent pas mal

là dessous transparait de temps à autre une extrême sensibilité

" C'est un des grands talents d'Yves, faire pleurer les gens, commente Loulou de la Falaise, parce que je crois que quand on atteint des moments de perfection, cela n'a plus rien à voir avec la mode. C'est comme quand on écoute un morceau de musique, ou qu'on se trouve devant un tableau. J'ai pleuré dans des musées. Quand on est en présence de la perfection absolue, quand cette note-là résonne, toute personne sensible est émue aux larmes."

A l'époque, Thadée aime mélanger et consommer ensemble une ligne de coke et une ligne d'héroïne. "C'est très sympa ; ce qu'il y a de bien, c'est qu'on n'a pas besoin de boire, on est de si bonne humeur qu'onne prend rien d'autre de tout le reste de la soirée. Au fond c'est plutôt économique et assez sain."

De retour de Milan, John Fairchild déjeune avec Pierre Bergé. Il lui parle des étonnantes prouesses des Italiens et le met en garde. Pierre s'étrangle de mépis : "Les Italiens ne font pas de la mode, ils font des spaghettis."

Loulou de la Falaise : " J'ai toujours été intrépide, reconnait-elle aujourd'hui, et en même temps timide aprce que je suis quelqu'un de secret. Je sais donner, je sais moins bien recevoir. Quand on donne, c'est facile d'être courageux et extraverti ; accepter les cadeaux, c'est bien plus difficile."

Beautiful People

sinon l'expo Seydou Keita au grand palais, ça m'a transportée

si t'es libre demain,

cours-y !

après ça sera fini...

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 12:03

une amie m'a prété ce livre il y a quelque temps

un jour où je changeais de livre

je me suis dit

c'est celui là

je l'ai lu il y a plusieurs mois

plusieurs moi que tout ça dort là

je le retrouve aujourd'hui

c'est peut être le bon moment

ce livre m'a touchée

il a fait résonner en moi je ne sais quoi

des peurs

des choses que je ne peux pas dire

des choses qui sortent partois

petit à petit

je me suis parfois retrouvée dans ces mots

ce n'est pas gai

(je t'aurai prévenu)

la tentative de suicide de sa demi soeur

"Le lendemain soir, papa, maman Denise, Cécile et moi étions assis devant notre assiette de soupe. Cécile lâcha soudain sa cuillère et fondit en larmes. Pour la première fois je l'entendis parler de façon nette et claire : "Maman, papa, pardon... J'ai chagrin... J'ai douleur... C'est trop dur, maman... Je demande pardon"

"Peuple de barbares selon César, les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Aucune autre croyance, aussi bizarre soi-elle, n'a autant fait rire l'humanité. Pour tout dire, on la cite en exemple le plus extrême de la plus extrême sottise. Et Pourtant, il tombe.

Il tombe lorsque vus êtes confronté à la tromperie la plus éhontée ou à la vérité la plus fracassante. Cette situation se révèle dans l'instant même où elle se présente. Elle vous fige sur place. Un cri d'horreur monte dans votre gorge, s'y enfle. Votre bouche, trop étroite est incapable d'exprimer l'mpleur de votre souffrance. C'est à cet instant que le ciel change de place. Il descend, vous encercle. Il rapproche l'un de l'autre les deux bords de votre horizon. L'air se condense en un matériau épais. Votre regard se heurte à une opacité. Une gêne contraint votre poitrine, comprime vos poumons, verrouille votre respiration. Vous avez le sens de l'honneur et de la dignité ; vous vous raccrochez à l'orgueil d’Être ; vous demeurez debout ; vous refusez de baisser la tête. Mais votre corps se tasse. Le poids vous met à genoux, à genoux pour une seconde de rémission. Puis la masse s'affirme, victorieuse : le ciel rejoint la terre. S'il reste en vous une parcelle de mémoire qui vous rattache au genre humain, un dernier soubresaut vous vide et vous renvoie au néant.

On n'en meurt pas."

la rencontre ratée avec son autre demi-sœur

"Pas après pas, dans la buée de ma respiration, ressurgissaient les rancœurs , les rancunes, les tourments et cette tristesse qui déchire le ventre. Arrivée à la mare du haut, je me blottis sous les noisetiers. Ce fut une minute de vérité qui me chamboula de fond en comble.L'honnêteté la plus élémentaire m'obligeait à le constater, à en être horrifiée ; en voyant paraitre Georgette, j'avais senti mes crocs pousser, le poil soulever ma pèlerine. Ce qui m'avait fait fuir, c'était le violent désir de lui "foutre des gnons, de la tabasser, de la massacrer". Ce monstre caché en moi... Je me vis telle que j'étais devenue, bête frénétique, férocement méchante. Honteuse de l'être. Un écœurement qui venait de loin me projeta vers la mare glacée. Faire un trou ! Me glisser dans l'eau... Que tout ça finisse. Sous les sabots et le bâton, la glace se lézarda mais na-na-na, bisque, bisque, rage !, refusa de s'ouvrir. Le soir tombait. Il gelait à pierre fendre"

son frère lui confie qu'il a voulu se suicider à neuf ans

"J'ajoute : un enfant qui jette son appel au secours vers la mort et continue de vivre ne récupérera pas les forces qu'il a brulées pour accomplir son geste. Je le sais, je suis apssée par là, à l'age de onze ans. Il reste un vivant privé du dernier recours, puisqu'il l'a raté. Il est persuadé d'avoir démérité du repos qu'il demandait. N'attendez pas qu'il s'apitoie sur lui-même ni sur personne au monde."

un diamant brut
Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 14:12

en vacances on a plus de temps

on échange

on se conseille des livres

ma belle sœur avait ces deux là

ils ne sont pas drôles

non

loin d'être drôles

j'ai dévoré les deux

ils sont courts

j'ai beaucoup aimé pour chacun l'écriture

un peu brute

les ellipses

il faut comprendre parfois entre les pages

tout n'est pas dit tout de suite

tout n'est pas dit, tout court

il y a de la pudeur dans ces histoires

beaucoup de violence

de la poésie aussi

c'est ça qui me touche je crois

la beauté malgré tout

la beauté au delà de la brutalité

lectures de vacances
lectures de vacances

sinon ce matin j'ai constaté que bientôt

oui

je pourrai boire un café le matin

au soleil

dehors

ça m'a mise en joie

vraiment

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:38

ce livre

je l'ai toujours vu chez mes parents

je veux dire je le connais depuis longtemps

cette couverture

et puis la dernière fois je l'ai pris

parce qu'Andrée Chedid, elle a écrit de jolies choses

parce qu'à mon anniversaire une amie m'a offert un poème que j'aime beaucoup (ici)

qu'Andrée Chedid a écrit

lors j'ai pris le livre

ça m'a semblé évident.

"c'est fragile. chaque jour de paix est un miracle. n'oublie pas cette pensée. où que tu sois, au plus profond de ta tristesse, elle t'aidera à sourire"

la maison sans racines
Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:00

sur le bandeau

on pouvait lire

"si vous avez aimé Le Cercle Littéraire des Amateurs d'épluchures de Patates..."

genre c'était aussi bien

genre c'était top

la couverture était plutôt belle

je l'ai pris

ça devait parler de livres

d'amoureux des livres

d'une fille qui ouvre une bibliothèque dans un coin pourri de l'Iowa

ça parle de ça oui

sur fond d'une histoire cousue de fil blanc

j'ai lu jusqu'au bout

jusqu'au bout je me suis dit que ça ne pouvait pas être aussi naze

qu'il allait se passer quelque chose qui justifierait le bandeau de pub

mais non

rien

peau de zob

l'histoire est donc un poil (très) creuse et gnangnan...

si t'as aimé ça :

si vous avez aimé...

alors reste là dessus

lis les échanges de lettres d'Hélène Hanff

(j'en ai causé dans un billet)

mais ne perds pas ton temps avec ça :

si vous avez aimé...

enfin après

chacun est libre bien entendu

sinon

ça sent un peu l'été par ici

et c'est plutôt cool

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 21:36

c'est un livre d'un auteur islandais

Bergsveinn Birgisson

j'avais eu de la pub via la newsletter d'Aesop

une marque de cosmétiques australienne

ça fait un joli tout du monde

je l'ai commandé aussi un peu parce que la couverture est jolie

les couvertures des bouquins des éditions zulma sont en général magnifiques

je l'ai lu d'une traite

je l'ai trouvé parfois un peu simple

un peu vulgaire

mais j'ai bien aimé quand même

La Lettre à Helga

sinon, pour continuer avec des choses plus gaies

je lis une biographie de Beethoven

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 19:32

c'est un livre de Guillaume Néry

un gars qui fait de l'apnée

j'avais mis une de ses vidéos ici

il parle de la vidéo dans le bouquin

en fait il va pas au fond

on peut pas y aller

c'est trop creux

un peu plus de 200m je crois

il raconte un peu l'apnée

un peu le petit monde qui tourne autour de ça

un peu sa vie

c'est pas une bombe question littérature

mais j'ai appris plein de choses

"Sous l'eau impossible de patienter dans l'attente des secours comme on peut le faire sur un bateau chaviré ou sur une vire glaciale dans la face nord d'un sommet. on st plutôt comme un base jumper qui part en vrille et à qui il faudrait greffer un parachute avant qu'il ne s'écrase"

"Ce qui m'exalte c'est de revivre la première fois où je suis descendu profond, quand j'ai réalisé qu'en dessous de moi il n'y avait que du noir, et que j'ai quand même eu envie d'aller voir"

"Le sable, ça fait une trouée de lumière dans tout ce sombre qu'on vient d'avaler. Être un explorateur, c'est ça. Aller chercher une poignée de sable tout au fond de la mer. Et savoir que dans cette poignée de sable qui nous filera entre les doigts, il y a toute l’humanité découvreuse : chacun peut partir à l'aventure, tant qu'il veut bien affronter le noir, tenter le diable, accepter l'échec et se moquer du succès"

profondeurs

sinon j'ai acheté deux nouveaux poissons

ils n'ont pas de nom

Repost 0
Published by mirabelle - dans lecture
commenter cet article

en passant

merci de votre visite !

sauf mention contraire, le contenu de ce blog, c'est le mien : les textes, les images, les dessins, les photos, tout ça c'est à moi quoi...

pour me contacter : marmirabelle@gmail.com

Rechercher...

Les Pages