14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 09:44

j'ai découvert ce bouquin

via le blog

le très chouette blog arc-en-ciel de PA Gillet

le lien est dans la liste, là à droite

celle avec les liens vers les blogs que je lis

il reste là

je suis abonnée et tout

il y a souvent des choses inattendues

des choses improbables

des pépites

du bordel du vendredi

il y a à boire et à manger

bref j'aime beaucoup

un jour PA nous raconte qu'il a une amie qui a écrit un livre

en gros : un jour cette dame plaque son boulot

et part en balade

en voiture

droit devant - en gros

ça parle de camion

de rangement

d'astuces

de recettes de cuisine

de petits détournements d'objet

de cueillette au bord des routes

comme je connais des gens qui se promènent en Kmion, en camtar, en roulotte,

des gens qui partent en Gallice ou ailleurs

des gens qui campent n'importe où du moment que c'est chouette

j'ai offert ce livre

j'ai fini par me l'offrir

jamais sans mon Kmion

si tu te dis que rien ne vaut un Spa dans un ⭐️⭐️⭐️⭐️

tu peux passer ton chemin

si quand tu bosses tu te prends parfois à rêver à une vie un peu sauvage et détachée du monde

un truc plutôt loin des choses matérielles

mais que tu essaies de te convaincre que ça ne serait pas raisonnable d'aménager une camionnette utilitaire

et de vivre sans wifi, sans électricité et sans eau courante

alors

ce livre n'est pas pour toi...

si quand tu bosses tu imagines une vie un peu sauvage et détachée du monde

un truc plutôt roots

si tu veux te prends à rêver à un utilitaire transformé en cocon (plein de sable ou de terre, ça arrive)

alors

ce livre est pour toi...

il donne de furieuses envies de partir

à bord d'un camion en forme de bric-à-brac

un camion-escargot avec sa maison sur le dos

le mien ça serait une camionnette Citroën comme celle qu'avait le boulanger de chez Mamie quand on était petits

celle qui s'ouvre à l'arrière et sur le côté

(si, tu vois laquelle c'est, obligé !)

sinon

comme on avait dit avec mes amis-girelles à la fin de la semaine de plongée

je n'ai toujours pas remis de chaussettes

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 06:22

il s'agit donc d'une autobiographie

ça n'est globalement pas drôle

mais tellement sincère

tellement la vie quoi

Isadora Duncan était une danseuse

elle réfléchit sur elle-même

sur son art

sur la place de l'art en général

sur l'art en temps de guerre

sur l'amour, la famille, la vie

on a l'impression qu'elle se livre complétement

c'est touchant et coloré

Peut être était-il légèrement différent des autres, mais quel est l'homme vraiment sympathique qui n'a pas un grain de folie ?

(p 137)

"En proie à une indignation sans bornes je regardais ces pauvres ouvriers pleins de douleur emporter les cadavres de leurs martyrs. Si le train n'avait pas eu douze heures de retard, je n'aurais jamais vu ce spectacle. Si je ne l'avais jamais vu toute ma vie aurait été



différente. Devant ce défilé qui semblait ne devoir jamais prendre fin, devant cette tragédie, je fis le vœu de consacrer toutes mes forces au service du peuple et des opprimés.



Comme mes amours, mes désirs, mes souffrances paraissaient alors futiles ! Comme mon art lui-même était vain, s'il ne pouvait rien contre tout cela."

(p 205)

"Pim était gentil, blond avec des yeux bleus, sans complication intellectuelle. Son amour donnait raison à la parole d'Oscar Wilde : « Mieux vaut le plaisir qui dure un moment, que le chagrin qui dure toute la vie. » Pim, me donnait le plaisir qui dure un moment. L'amour



m'avait auparavant apporté le romanesque, l'idéal, la souffrance. Pim m'apporta le plaisir, le plaisir tout court, simple, charmant, et à un moment où j'en avais le plus besoin, car, sans ses bons offices, je serais tombée dans une neurasthénie sans espoir. La présence de Pim me redonna une vie nouvelle. Pour la première fois peut-être je goûtais la joie d'être jeune, de façon simple, de façon frivole. Il riait de tout, il sautait, il dansait. J'oubliais ma peine, je vivais l'heure qui passe, heureuse et insouciante. Il en résulta que ma danse, fut



plus légère que jamais, légère de toute ma joie de vivre."

(p 264)

"Je compris que les richesses et le luxe ne font pas le bonheur. Il est certainement plus difficile aux gens riches d'accomplir quoi que ce soit de sérieux dans l'existence. Le yacht qui est au port les invite toujours à voguer sur la mer d'azur."

(p 294)

"Il y a des jours où ma vie me semble une légende dorée parsemée de pierres précieuses, un champ printanier où chatoient une multitude de fleurs à peine écloses, un matin radieux dont les heures sont parées d'amour et de joie ; il y a des jours où je ne trouve pas de mots pour exprimer mon extase et ma joie de vivre ; des jours où mon école me semble un rayon de génie, où je crois que son succès, bien qu'impalpable, est immense, où mon art est une résurrection. Mais il y a des jours, au contraire, où passant en revue mon existence, je ne suis remplie que d'un dégoût profond, d'une sensation de vide absolu. Le passé ne me semble qu'une série de catastrophes, l'avenir une calamité fatale, et



mon école une hallucination enfantée par un cerveau de démente.

Où est la vérité d'une vie humaine ? Qui peut la découvrir ? Dieu lui-même serait embarrassé. Au milieu de cette angoisse et de ce bonheur, de cette laideur et de cette pureté lumineuse, ce corps de chair se sent dévoré du feu de l'enfer ou transporté par l'héroïsme et la beauté. Où est la vérité ? Dieu seul le sait, ou le diable, mais j'imagine qu'ils sont tous deux également stupéfaits.

Certains jours, mon esprit est comme un vitrail à travers lequel j'aperçois des beautés merveilleuses et fantastiques, des formes splendides, des couleurs follement riches ; à d'autres jours, je ne vois qu'à travers des glaces ternes et grises un amas d'immondices qui s'appelle la Vie.

Que ne pouvons-nous pénétrer en nous-mêmes et en extraire des pensées comme le plongeur ramène les perles à la surface — précieuses perles enfermées dans le si-



lence des coquilles comme nos pensées sont enfouies dans les profondeurs de notre subconscient !"

(p 426)

"Tout d'abord le corps gracile, timide, tremblant de la jeune fille que j'étais et sa métamorphose en hardie amazone. Puis la Bacchante couronnée de pampres, abreuvée de vin, qui tombe sans force, sans résistance sous les lèvres du satyre, puis la poussée, l'épanouissement, le développement de la chair douce, de la chair voluptueuse, les seins qui deviennent si sensibles à la moindre émotion d'amour qu'ils font passer à travers le



système, nerveux tout entier des torrents de plaisir ; le sexe qui se transforme en une rose épanouie dont les pétales de chair se referment avec violence sur leur proie. Je vis dans mon corps comme un esprit dans un nuage — un nuage de feu rose et de frissons voluptueux.

Quel non-sens de ne jamais chanter que l'amour et le printemps. Les couleurs de l'automne sont plus éclatantes, plus variées, et les joies en sont mille fois plus



puissantes, plus terribles, plus belles. Combien je plains ces pauvres femmes dont la foi pâle, étroite, leur fait écarter le don magnifique et généreux de l'automne de l'amour. Telle fut ma pauvre mère ; elle dut à ce préjugé absurde de voir vieillir son corps à une époque



de la vie où il aurait pu être magnifique. Si je fus ainsi la proie timide, puis la Bacchante agressive, maintenant je me referme sur mon amant comme la mer sur un nageur téméraire, l'étreignant, l'encerclant, l'engloutissant dans des flots de nuages et de feu."

(p 444)

Ma vie - Isadora Duncan

sinon j'ai commencé cette semaine une nouvelle activité

t'as pas fini d'en entendre parler !

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 20:56

les mûres

souvenirs d'enfance

souvenirs de fin d'été

chacun un sac

ou chacun un seau

les mains tachées

la bouche noire

les sacs plus ou moins pleins

(c'est inversement proportionnel à la couleur de la bouche)

le pesage

l'odeur de la confiture qui cuit

plus tard les discussions sur la meilleure façon de les préparer

le verdict est clair

la mûre doit être seule

on ne la mélange pas

on n'ajoute rien

rien !

pas de poudre de perlimpinpin

pas de peupeu nienien

rien

les mûres

le sucre

c'est tout

c'est forcément meilleur quand c'est fait maison

d'ailleurs c'est souvent maison

la mûre c'est sauvage

ça pousse n'importe où

on ne peut pas industrialiser les haies en bord des champs

c'est une de mes confitures préférées

on pourra dire que c'est plein de pépins

oui

mais la mûre c'est précieux

à moins d'en avoir ramassé des kilos

on peut pas se permettre d'en jeter

les gelées c'est du gaspillage

c'est bon, c'est vrai

mais

c'est non

on va aux mûres ?
on va aux mûres ?

sinon j'ai reçu une feuille pour ma retraite

j'ai réfléchi :

vu leur proposition

je préfère bosser encore un moment

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 16:16

avant d'attaquer sur les limaces

une précision

on m'a fait la réflexion que le bain de minuit, ça devait être froid

en fait non

pas tellement

(enfin ça peut)

l'eau garde la même température le jour et la nuit

à peu près

ce qui veut dire que si elle est bonne le jour

elle est bonne la nuit (au cas où t'avais pas saisi)

c'est juste la température extérieure qui change

pour ma dernière expérience de bain de (mi)nuit

il fallait marcher dix bonnes minutes pour aller et revenir de la plage

on avait le temps de se réchauffer

(surtout que certains le faisaient en courant...)

et puis c'est tellement beau

tellement magique

je crois qu'il faut y aller presque tout seul

ou avec des gens de nature un peu contemplative

(c'est plus facile d'être contemplatif la nuit, je crois)

il faut être au calme

pour pouvoir profiter de l'instant

pouvoir partager ça avec d'autres

calmement, sereinement, presque dans le recueillement

c'est un instant hors du temps

un mélange étonnant de partage et de repli sur soi

passons aux limaces

en vrai on appelle ça des nudibranches

c'est leur nom générique

elles ont les branchies à nu

elles les portent sur leur dos

(c'est ça leur drôle de "crête")

les nôtres, la semaine dernière

étaient soit des flabellines mauves (mauves, donc)

soit des hervias processionnaires (blanches, bleues et un peu rouges)

les petites limaces punk
les petites limaces punk

les images ne sont pas de moi

je suis pas équipée sous l'eau

ça viendra peut être

j'ai déjà décidé d'acheter pour la prochaine fois

une souris (grise)

une lampe

un masque avec une jupe transparente

je dois aussi noter dans un coin de ma caboche

qu'il faut vérifier la pile de l'ordi avant la veille du stage

c'est en forgeant qu'on devient forgeron, hein

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:09

jeudi j'ai décalé ma pause dej

on a relooké les bureaux

j'ai été embarquée à la dernière minute

il fallait quelqu'un d'un peu artiste pour choisir les couleurs des boîtes d'archives

(oué, je m'la pète, y'a de quoi, avoue !)

on est allé à ikéa

on a trouvé plein de trucs

forcément

faut être un peu "peine à jouir" pour rien trouver à ikéa...

la pause déj à été décalée de deux bonnes heures

alors en rentrant le soir

j'avais pas tellement faim

mais j'avais une féroce envie de rangement

je me suis attaquée au balcon

j'ai vidé la poubelle

jeté la terre pourrie

balayé

jeté des pots en plastique

rafistolé une étagère

balayé encore

rangé à gauche de l'étagère le rouleau de grillage à poules

(il était à droite avant)

remis une jardinière sur son support

projeté de faire des boutures

passé un dernier coup de balai

au final : été contente de ma journée

le midi à ikéa

sinon

j'ai encore plein de trucs prévus ce weekend : il reste à ranger l'appart´

(héhé !)

sinon aussi, "le midi à ikéa"

tu peux le chanter sur l'air de

"le dimanche à Bamako"...

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:42

au premier aller je ne l'avais pas vu

au retour je l'ai vu à chaque fois

le grand arbre joli

vendredi je me suis arrêtée devant

ma lampe sur le front

je l'ai regardé en essayent de garder l'image à l'esprit

j'ai regardé aussi les reflets du soleil au fond de l'eau

comment dessiner ça

comment rendre visible en une image

ce qui est insaisissable et changeant

miroitant et mouvant

j'ai commencé par l'arbre sous les étoiles

le grand arbre au retour de la plage

sinon

bonne rentrée aux écoliers petits et grands

et aux autres aussi

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 07:56

le retour est pour bientôt

en attendant

j'ai encore dans la tête

des poissons déguisés en arlequin

("la girelle paon est le poisson le plus coloré de Méditerranée")

un poulpe

des mérous curieux

des limaces punkettes

l'odeur du Néoprène et du maillot mouillé

la souris qui n'est pas qu'un animal

les fous rires

les nouvelles têtes

retour

le bain de minuit

les étoiles encore et encore

les amis qui sont là

ceux qui m'ont fait avancer

ceux qui sont partis

ceux qui se sont éloignés et qui reviendront peut être

ceux qui viendront encore

le fait que tout ça est très grand

que je suis là dedans

toute petite

présente tout de même

dans l'eau pleine de plancton

quand chacun des mouvements sème une pluie d'étincelles dans la mer immense

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 18:04

la plongée du matin était chouette

la plongée de l'aprem a été annulée

trop de vagues

trop de vent

du coup après la sieste

j'ai tenté la baignade

j'ai été prendre un tuba

j'ai vu des oursins

des poissons

et une méduse, de près

confessions intimes

sinon il fait à nouveau beau

et c'est quand même chouette

ils annoncent moins de vent demain

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:33

un jour

je te parlerai peut être de la couleur incroyable de la mer Méditerranée

un jour je te dirai avec les mots qu'il faut

comme elle est bleue

et lumineuse

un jour je te raconterai

la vague d'étrave quand le bateau avance

qui fait comme des petits ricochets

comme des chevaux lancés à toute vitesse

qui font la course avec le bateau

un jour je te dirai

sous l'eau

un jour je te dirai

mais pas ce soir !

ce soir je dors

bercée par le roulis du mal de terre

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 10:16

cité radieuse

un peu sous les nuages

radieuse quand même

décidément il me botte Le Corbusier

(oui c'est un peu un lieu commun

dire

"j'aime Le Corbusier"

ça ne fait prendre aucun risque

ça n'est pas révolutionnaire comme dire par exemple

"je n'aime pas les pâtes"

j'assume

voilà !)

encore un peu de soleil
encore un peu de soleil
encore un peu de soleil
encore un peu de soleil

sinon cette nuit j'ai rêvé d'une femme qui a failli se noyer dans sa voiture qui était pleine d'eau, retournée sur la route

je crois que c'était une décapotable...

elle portait un costume de lamantin, avec des paillettes

décidément, il faut pas que je voie trop de nouveaux animaux

(hier j'ai vu un écureuil, ça va aller je pense)

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Published by mirabelle - dans ailleurs jolies choses
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en passant

merci de votre visite !

sauf mention contraire, le contenu de ce blog, c'est le mien : les textes, les images, les dessins, les photos, tout ça c'est à moi quoi...

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